Néo-féodalisme
L’occident médiéval était fondé sur un système féodal, la société y était très hiérarchisée, avec trois ordres clairement identifiés : les clergés ou hommes d'église, les seigneurs et nobles, et les paysans.
Les deux premiers jouissaient du privilège et des terres, et représentaient l'autorité publique, alors que les paysans étaient le bas de l'échelle sociétale, condamnés à travailler les terres des seigneurs pour survivre.
La brutalité marquait les relations sociales, créant tension et violence entre les différentes classes.
La société occidentale actuelle reprend malgré elle, la même théologie que ce soit dans sa dimension politique qu'économique. Cela dit, une différence poignante se fait sentir : la place de la religion.
L’occident voulant se déchainer de l'emprise de l'église sur la société, s'est vu métamorphosé d'un modèle profondément croyant, ou le courant religieux représentait le ciment de la société, vers un laïcisme cantonnant l'aspect religieux à la sphère privée des individus.
La naissance du protestantisme fut l'un des tournants décisifs de ce "divorce" en contestant "l'infaillibilité" de l'église et du pontificat. Le capitalisme et le modèle de consommation porta l'estocade finale, en faisant de l'homme la référence unique des mœurs et des valeurs, et en réduisant la finalité de toute dynamique sociale à la recherche du plaisir et de la satisfaction.
Le paysan de l'ère médiéval servait son seigneur avec pour enjeu sa survie, sa situation était précaire, reconnue de son seul aspect vestimentaire et n'avait aucun poids politique malgré la masse majoritaire en nombre qu'il constituait. Le "paysan" du modèle occidental contemporain sert toujours ses seigneurs mais sans le savoir, ni le reconnaitre. Il ne risque pas sa vie certes, son habit "ne fait plus le moine" bien entendu mais la quête du plaisir et de la volupté reste le garant inébranlable de sa situation précaire, se résumant à un outil de consommation. Il s'estime libre car on lui a fait comprendre que la décision lui revient : ou, quoi, quand et comment consommer. N’ayant toujours pas de poids politique, mais épargnant désormais aux "nobles" les désagréments d'une révolte populaire car croit en avoir
Le capitalisme à outrance et la culture de consommation réduit l’homme à un outil tant qu’il s’y soumet sans y confronter ses valeurs, et établit une hiérarchie qui s’auto-maintient et s’amplifie, car les pions de l’échiquier se plaisent là où ils sont, offrant aux manipulateurs ce dont manquaient les "nobles" de l’ère médiévale : la stabilité.